{"id":3937,"date":"2015-09-01T10:38:00","date_gmt":"2015-09-01T09:38:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=3937"},"modified":"2015-09-01T10:43:50","modified_gmt":"2015-09-01T09:43:50","slug":"rechauffement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2015\/09\/01\/rechauffement-climatique\/","title":{"rendered":"R\u00e9chauffement climatique"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>la vigne et le vigneron doivent s&rsquo;adapter.<\/strong><br \/>\nLe r\u00e9chauffement climatique ne menace pas de disparition le vignoble fran\u00e7ais, mais des adaptations s&rsquo;av\u00e8rent indispensables pour que les vins fran\u00e7ais et \u00e9trangers gardent leurs caract\u00e9ristiques.<br \/>\nInterview d&rsquo;Herv\u00e9 Qu\u00e9nol, directeur de recherche au CNRS.<\/p>\n<div class=\"text_exposed_show\"><\/div>\n<\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><em>Herv\u00e9 Qu\u00e9nol est directeur de recherche au CNRS, sp\u00e9cialiste de la question du r\u00e9chauffement climatique.<\/em><\/p>\n<p><strong>Avec le r\u00e9chauffement climatique, la culture de la vigne peut-elle dispara\u00eetre en France ?<\/strong><br \/>\n<strong><em>Herv\u00e9 Qu\u00e9nol<\/em> :<\/strong> Non. La question n&rsquo;est pas : y aura-t-il encore de la vigne en 2050 ? La vraie pr\u00e9occupation, c&rsquo;est de savoir si on va r\u00e9ussir \u00e0 faire un vin avec les m\u00eames caract\u00e9ristiques en \u00e9vitant de changer les c\u00e9pages et la localisation des vignobles.<\/p>\n<p>La multiplication et la succession d&rsquo;\u00e9pisodes de <strong>s\u00e9cheresse<\/strong>, comme pour cette ann\u00e9e 2015, peut finir par tuer un certain nombre de pieds de vignes. Et la hausse des temp\u00e9ratures s&rsquo;accompagne d&rsquo;une augmentation du taux de sucre, le d\u00e9fi sera de faire des vins avec des taux d&rsquo;alcool pas trop forts.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nQuelles sont les pistes d&rsquo;adaptation pour les vignerons ?<br \/>\n<em>Herv\u00e9 Qu\u00e9nol<\/em><\/strong>\u00a0: Le vigneron s&rsquo;adapte d\u00e9j\u00e0. Si on a une p\u00e9riode chaude comme cet \u00e9t\u00e9, il va adapter ses pratiques culturales en travaillant le sol ou en d\u00e9sherbant les inter-rangs pour \u00e9viter que l&rsquo;herbe ne concurrence la vigne. Il va aussi laisser plus de feuilles sur les vignes pour \u00e9viter que le soleil n&rsquo;atteigne trop les grappes.<\/p>\n<p>\u00c0\u00a0plus long terme, d&rsquo;autres solutions sont envisag\u00e9es. D&rsquo;abord l&rsquo;irrigation. Aujourd&rsquo;hui, les vins \u00e0 appellation n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;irriguer, hormis quelques d\u00e9rogations dans le sud de la France. En plus du fait que l&rsquo;irrigation (m\u00eame si elle est raisonn\u00e9e par syst\u00e8me de \u00ab\u00a0goutte \u00e0 goutte\u00a0\u00bb) ne correspond pas vraiment \u00e0 une d\u00e9marche de vin de terroir, augmenter notre consommation en eau ne va sans doute pas dans le sens de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourrait-on planter des c\u00e9pages moins sensibles \u00e0 la s\u00e9cheresse ?<br \/>\n<em>Herv\u00e9 Qu\u00e9nol<\/em><\/strong> : On peut envisager des modifications au niveau des c\u00e9pages. Apr\u00e8s tout, ils ont toujours \u00e9volu\u00e9. Par exemple, dans le Bordelais, les principaux c\u00e9pages rouges sont le merlot et le cabernet sauvignon. Le cabernet murissant plus tardivement, on peut penser que dans ce contexte de changement climatique, il y aura une augmentation de la proportion de cabernet sauvignon.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Et dans le reste du monde, y-a-t-il des vignobles plus menac\u00e9s que d&rsquo;autres ?<br \/>\n<em>Herv\u00e9 Qu\u00e9nol<\/em> :<\/strong> La viticulture est d\u00e9j\u00e0 compliqu\u00e9e en Afrique du Nord. En Argentine, \u00e0 Mendoza, la viticulture est totalement d\u00e9pendante de l&rsquo;irrigation. Et avec la fonte des glaciers, la gestion de l&rsquo;eau est primordiale et pas sp\u00e9cifiquement pour la viticulture. Et s&rsquo;il n&rsquo;y a plus d&rsquo;eau, il n&rsquo;y aura plus de vigne. Les Argentins se mettent donc \u00e0 acheter des vignes plus en altitude dans le nord du pays ou en Patagonie. M\u00eame chose en Afrique du Sud. Le principal vignoble est dans la baie du Cap, ils recherchent un peu de froid et commencent \u00e0 planter un peu plus haut. C&rsquo;est une chose qu&rsquo;on ne pourrait envisager en France, en raison des limites avec les droits de plantation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Globalement, dans le monde, on observe tr\u00e8s clairement la mont\u00e9e vers le Nord des conditions favorables \u00e0 la culture de la vigne. Dans le Val de Loire, avec un degr\u00e9 en plus gagn\u00e9 sur les 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, les conditions de maturation du raisin sont meilleures et on a gagn\u00e9 en qualit\u00e9. Une raison pour laquelle on peut penser que les vignobles d\u00e9j\u00e0 existants en Angleterre ou en Su\u00e8de vont gagner en qualit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Source article : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\/\" target=\"_blank\">le revue du vin de France <\/a>\/ AFP<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>la vigne et le vigneron doivent s&rsquo;adapter. 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Interview d&rsquo;Herv\u00e9 Qu\u00e9nol, directeur de recherche au CNRS.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3940,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-3937","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3937","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3937"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3937\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3945,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3937\/revisions\/3945"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3940"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3937"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3937"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3937"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}