{"id":4794,"date":"2016-02-09T07:30:09","date_gmt":"2016-02-09T06:30:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=4794"},"modified":"2016-02-09T07:35:01","modified_gmt":"2016-02-09T06:35:01","slug":"conflit-entre-vignoble-et-negoce-vu-de-bordeaux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2016\/02\/09\/conflit-entre-vignoble-et-negoce-vu-de-bordeaux\/","title":{"rendered":"Conflit entre vignoble et n\u00e9goce vu de Bordeaux"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Portant sur la gestion du VCI, le d\u00e9bat national entre vignoble et n\u00e9goce fait des \u00e9tincelles.<br \/>\nS\u2019il n\u2019enflamme pas encore les interprofessions, il ne laisse pas indiff\u00e9rent en r\u00e9gion. Apr\u00e8s le clash de d\u00e9cembre en Bourgogne, les positions se durcissent en Gironde.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Ne tol\u00e9rant plus de se sentir \u00e9cart\u00e9e de la gestion des VCI, l\u2019Union des Maisons et Marques de Vin (UMVIN) a pos\u00e9 un recours gracieux aupr\u00e8s du premier ministre pour prendre voix au chapitre. Si le n\u00e9goce arrivait \u00e0 ses fins, l\u2019avis donn\u00e9 par l\u2019interprofession sur les VCI ne serait plus informatif, mais deviendrait d\u00e9cisif. \u00ab Ce qui lui donnerait de fait un droit de ve\u0301to sur les propositions de la viticulture&#8230; Nous conside\u0301rons que cette initiative, clairement soutenue par le ne\u0301goce girondin, est non seulement injustifie\u0301e mais totalement inacceptable \u00bb s\u2019emporte Laurent Gapenne, le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des Grands Vins de Bordeaux (FGVB), dans son dernier \u00e9dito de l\u2019Union Girondine.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Il faut stabiliser les \u00e9quilibres entre offre et demande\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nJugeant exag\u00e9r\u00e9e cette prise de position, Allan Sichel, le pr\u00e9sident de l\u2019Union des Maisons de Bordeaux, souligne que \u00ab le n\u00e9goce ne remet pas en cause le VCI, que ce soit au niveau national ou girondin. C\u2019est un outil qui a fait ses preuves \u00bb. Se posant en partisan d\u2019une interprofession forte, il soutient la demande contentieuse de d\u00e9cision interprofessionnelle (m\u00eame si la gestion du VCI n\u2019a jamais pos\u00e9 de probl\u00e8me \u00e0 Bordeaux, le n\u00e9goce ayant toujours valid\u00e9 les propositions viticoles).<\/p>\n<p>\u00ab Le yo-yo des cours est d\u00e9sastreux pour la production comme la commercialisation ! Il faut des mesures de r\u00e9gulation de l\u2019offre pour stabiliser les prix et temporiser les cycles \u00bb affirme Allan Sichel. Car au-del\u00e0 du VCI, c\u2019est clairement toute la bo\u00eete \u00e0 outils de dimensionnement de la production que le n\u00e9goce souhaite voir passer sous le contr\u00f4le interprofessionnel. Y compris les contingents d\u2019autorisations de plantations nouvelles et les propositions de rendements.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0La viticulture perdrait tout pouvoir sur la gestion de son potentiel\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nD\u00e9sormais assum\u00e9e, cette volont\u00e9 du n\u00e9goce de voir la production viticole \u00eatre g\u00e9r\u00e9e interprofessionnellement attise le ressenti du vignoble. \u00ab Le re\u0301sultat serait que la viticulture, qui supporte 100% des risques et des cou\u0302ts lie\u0301s a\u0300 la production, perdrait tout pouvoir sur la gestion de son potentiel \u00bb tranche Laurent Gapenne dans son \u00e9dito. La proc\u00e9dure de recours gracieux \u00e9tant toujours en cours \u00e0 Matignon, elle laisse \u00e9galement planer la possibilit\u00e9 d\u2019un contentieux aupr\u00e8s du Conseil d\u2019Etat, ce qui serait un casus belli pour la production. \u00ab Il va de soi que si cette action contentieuse contre le VCI e\u0301tait lance\u0301e, nous serions amene\u0301s a\u0300 remettre tre\u0300s se\u0301rieusement en question le fonctionnement de notre interprofession \u00bb menace clairement Laurent Gapenne.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ce coup de semonce, Allan Sichel se montre d\u00e9\u00e7u par cette forme de chantage, mais s\u2019affirme r\u00e9solu \u00e0 maintenir sa position : \u00ab toute d\u00e9cision touchant l\u2019offre doit d\u00e9pendre de l\u2019interprofession \u00bb. Restant convaincu, il se montre confiant dans l\u2019issue de cette affaire : \u00ab il n\u2019y a pas d\u2019alternative aux interprofessions. Quand on a une fili\u00e8re aussi morcel\u00e9e que celle viticole, c\u2019est l\u2019interprofession qui permet d\u2019avoir du poids dans les moyens de communication et de faire valoir sa voix au niveau r\u00e9glementaire. \u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Entre les mains li\u00e9es au n\u00e9goce et la libert\u00e9 hors de l\u2019interprofession\u2026\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\n \u00ab Dans le vignoble, on ne comprend pas ce mode de fonctionnement du n\u00e9goce\u2026 \u00bb r\u00e9sume, quant \u00e0 lui, le viticulteur Bernard Farges, le pr\u00e9sident du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB) et de la CNAOC. Il pr\u00e9dit que si jamais l\u2019interprofession devenait d\u00e9cisionnaire sur tout ou partie de ces sujets, \u00ab il est \u00e9vident qu\u2019en France des appellations se retireraient des interprofessions. Immanquablement ! Entre les mains li\u00e9es au n\u00e9goce et la libert\u00e9 en dehors de l\u2019interprofession, chacun fera son choix. Mais ce n\u2019est pas nous qui affaiblissons le syst\u00e8me interprofessionnel ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.vitisphere.com\">Alexandre Abellan \/ www.vitisphere.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Portant sur la gestion du VCI, le d\u00e9bat national entre vignoble et n\u00e9goce fait des \u00e9tincelles. S\u2019il n\u2019enflamme pas encore les interprofessions, il ne laisse pas indiff\u00e9rent en r\u00e9gion. 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