{"id":4946,"date":"2016-03-08T06:42:58","date_gmt":"2016-03-08T05:42:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=4946"},"modified":"2016-03-08T06:42:58","modified_gmt":"2016-03-08T05:42:58","slug":"une-france-sans-vigne-et-sans-vin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2016\/03\/08\/une-france-sans-vigne-et-sans-vin\/","title":{"rendered":"Une France sans vigne et sans vin ?"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Les professionnels sonnent l&rsquo;alarme et se mettent en ordre de bataille avec un plan d&rsquo;action contre le d\u00e9p\u00e9rissement des vignobles, qui touche d\u00e9j\u00e0 10% des surfaces, toutes r\u00e9gions confondues.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><br \/>\nRavageurs, o\u00efdium, mildiou, flavescence dor\u00e9e et maladies du bois de la vigne comme l&rsquo;esca, un champignon qui \u00e9touffe les ceps, toutes ces plaies accablent d\u00e9j\u00e0 80.000 des 800.000 hectares du vignoble fran\u00e7ais, rappelle J\u00e9r\u00f4me Despey, pr\u00e9sident du conseil viticole de FranceAgriMer, l&rsquo;organisme public qui g\u00e8re l&rsquo;agriculture fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Ce plan d&rsquo;action ax\u00e9 sur la recherche, qui sera d\u00e9roul\u00e9 dans ses d\u00e9tails le 7 avril devant la profession, pr\u00e9voit un budget de 1,5 million d&rsquo;euros abond\u00e9 par les professionnels du CNIV, le Conseil national des vins \u00e0 appellation (AOC, IGP), vins de r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;exportation.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On attend des pouvoirs publics qu&rsquo;ils alignent un euro pour chaque euro avanc\u00e9 par la profession, soit un budget total de 3 millions pour la recherche\u00a0\u00bb explique J\u00e9r\u00f4me Agostini, directeur du CNIV. \u00ab\u00a0On ne comprendrait pas qu&rsquo;ils fassent moins\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>LUTTE CONTRE LE D\u00c9P\u00c9RISSEMENT DU VIGNOBLE<\/strong><\/p>\n<p>Pour son organisme et pour FranceAgriMer, la lutte contre le d\u00e9p\u00e9rissement du vignoble doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e \u00ab\u00a0priorit\u00e9 nationale\u00a0\u00bb en France. Mais l&rsquo;Europe aussi doit jouer son r\u00f4le dans la mobilisation de la recherche, car le fl\u00e9au est communautaire et la complexit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes appelle d&rsquo;urgence des travaux approfondis, interdisciplinaires et syst\u00e9miques.<\/p>\n<p>Selon M. Agostini, les programmes de recherche devront commencer en 2017, le temps d&rsquo;effectuer des appels \u00e0 projet. D&rsquo;ici l\u00e0, l&rsquo;INRA (Institut national de la recherche agronomique) et d&rsquo;autres organismes comme l&rsquo;Universit\u00e9 de Bordeaux doivent d\u00e9finir les principales pistes d&rsquo;\u00e9tude, de la p\u00e9pini\u00e8re qui fournit les ceps aux vignerons aux pratiques culturales.<\/p>\n<p>A ce jour aucune solution pratique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e pour lutter efficacement et durablement contre les diff\u00e9rentes causes du d\u00e9p\u00e9rissement des vignes, qu&rsquo;elles soient dues aux maladies et aux agressions et possiblement accentu\u00e9es par le climat et les fa\u00e7ons de tailler et cultiver les ceps, constatent les professionnels.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le bilan des connaissances sur le d\u00e9p\u00e9rissement a mis en \u00e9vidence les lacunes dans la connaissance des ph\u00e9nom\u00e8nes en jeu\u00a0\u00bb, insiste J\u00e9r\u00f4me Agostini, qui parle de \u00ab\u00a0boucher les trous dans la raquette\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C\u00c9PAGE DE SECOURS<\/strong><\/p>\n<p>J\u00e9r\u00f4me Despey, lui-m\u00eame viticulteur dans l&rsquo;H\u00e9rault, r\u00e9clame de son c\u00f4t\u00e9 l&rsquo;autorisation de recourir \u00e0 des plants r\u00e9sistants, d\u00e9j\u00e0 test\u00e9s et \u00e9prouv\u00e9s chez les voisins en Suisse, Allemagne et Italie: \u00ab\u00a0La fili\u00e8re veut les mettre \u00e0 profit pour aller vite et on demande une proc\u00e9dure acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e d&rsquo;autorisation de plantation, si possible dans les six mois\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Selon lui 25 c\u00e9pages ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s qui ont d\u00e9j\u00e0 fait l&rsquo;objet d&rsquo;avis scientifiques \u00e9clair\u00e9s. \u00ab\u00a0On demande \u00e0 poursuivre des exp\u00e9rimentations de ces c\u00e9pages \u00e0 raison de 20 hectares par c\u00e9page dans chacun des bassins de production fran\u00e7ais\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ult\u00e9rieurement pourra se d\u00e9cider, c\u00e9page par c\u00e9page, appellation par appellation, s&rsquo;il est possible ou non de les int\u00e9grer dans les cahiers des charges\u00a0\u00bb ajoute Anne Heller, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p>Une piste qui pour le CNIV de J\u00e9r\u00f4me Agostini est cependant loin d&rsquo;\u00eatre prioritaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>EN 40 ANS, LE VIGNOBLE FRAN\u00c7AIS A PERDU 37% DE SA SURFACE<\/strong><\/p>\n<p>Mais il y a r\u00e9ellement urgence : selon une \u00e9tude command\u00e9e l&rsquo;an dernier par le CNIV au BIPE, cabinet d&rsquo;analyse strat\u00e9gique qui recommande une remobilisation de la profession, en dix ans 23% des vignes-m\u00e8res et 34% des producteurs de plants ont disparu.<\/p>\n<p>Le BIPE note simultan\u00e9ment qu&rsquo;en 40 ans le vignoble fran\u00e7ais a perdu 37% de sa surface et l&rsquo;\u00e9rosion continue au rythme de 0,9% par an sauf en Alsace, Champagne et Bourgogne o\u00f9 les surfaces augmentent.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, la production a diminu\u00e9 d&rsquo;un tiers, avec des parts de march\u00e9 qui fondent sur le march\u00e9 mondial face \u00e0 la pouss\u00e9e concurrente du nouveau monde et de l&rsquo;Espagne.<\/p>\n<p>Mais surtout, du fait du d\u00e9p\u00e9rissement des vignobles, en AOP les rendements sont inf\u00e9rieurs de 4,6 hectolitres par hectare aux rendements autoris\u00e9s : un manque \u00e0 produire estim\u00e9 \u00e0 2,1 \u00e0 3,4 millions d&rsquo;hl en 2014, qui se traduit par 900 millions \u00e0 1 milliard d&rsquo;euros de manque \u00e0 gagner. Et bient\u00f4t 2 milliards en 2020 si le ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;est pas endigu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\">AFP \/ www.larvf.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les professionnels sonnent l&rsquo;alarme et se mettent en ordre de bataille avec un plan d&rsquo;action contre le d\u00e9p\u00e9rissement des vignobles, qui touche d\u00e9j\u00e0 10% des surfaces, toutes r\u00e9gions confondues.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4948,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34,35],"tags":[],"class_list":["post-4946","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-vignes"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4946","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4946"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4946\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4947,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4946\/revisions\/4947"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4948"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4946"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4946"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4946"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}