{"id":5668,"date":"2016-07-18T06:56:39","date_gmt":"2016-07-18T05:56:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=5668"},"modified":"2016-07-18T06:56:39","modified_gmt":"2016-07-18T05:56:39","slug":"le-vignoble-bio","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2016\/07\/18\/le-vignoble-bio\/","title":{"rendered":"Le vignoble bio"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>Le vignoble bio ralentit sa progression en France<\/strong><br \/>\nDepuis le pic de 2011, les surfaces viticoles en conversion vers le bio diminuent en France.<br \/>\nCe qui signifie que les vignes bio continuent de s\u2019\u00e9tendre, mais moins vite qu\u2019avant. Explications.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour le boom de 2010, 2011, nous avons converti au bio toute une cat\u00e9gorie de viticulteurs qui \u00e9taient pr\u00eats, analyse Agn\u00e8s Boisson, de \u00ab\u00a0Bio Bourgogne\u00a0\u00bb. Aujourd\u2019hui, on attaque la deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie, des professionnels peut-\u00eatre un peu plus \u2018prudents\u2019 ou pour qui c\u2019est un peu plus compliqu\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En Bourgogne par exemple, la surface de vignes \u00ab\u00a0en conversion\u00a0\u00bb (1e, 2e et 3e ann\u00e9e), \u00e9tait de 1.246 hectares en 2011. En 2014, le chiffre \u00e9tait retomb\u00e9 \u00e0 366 hectares. Et ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019observe, avec des nuances, dans toutes les r\u00e9gions viticoles de France, avec des explications diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p><strong>FREINS TECHNIQUES ET \u00c9CONOMIQUES<\/strong><br \/>\nAinsi, en Bourgogne, il conviendrait de \u00ab\u00a0ne pas aller trop vite, de toute fa\u00e7on. Si \u00e7a se passe mal, ces personnes ne reviennent pas dans le bio apr\u00e8s. Donc il faut plus d\u2019accompagnement\u00a0\u00bb, explique Agn\u00e8s Boisson, coordinatrice du p\u00f4le viti du r\u00e9seau bio de Bourgogne, SEDARB, \u00e0 Beaune. L\u00e0-bas, ce sont d\u2019abord les probl\u00e9matiques techniques (gestion des maladies) du bio qui continuent d\u2019inqui\u00e9ter.<\/p>\n<p>Mais en Aquitaine, c\u2019est surtout le frein \u00e9conomique qui p\u00e8se. \u00ab\u00a0Le march\u00e9 du vin bio \u00e9tait tr\u00e8s favorable en 2007, 2008, au moment du pic. Aujourd\u2019hui, le vin bio en vrac se n\u00e9gocie pratiquement au m\u00eame tarif que le conventionnel\u00a0\u00bb, observe C\u00e9cile Gravier, du r\u00e9seau Bio Gironde. R\u00e9sultat : le bio \u00ab\u00a0est moins s\u00e9duisant qu\u2019il ne l\u2019a \u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>PAS DE PH\u00c9NOM\u00c8NE DE D\u00c9CONVERSION<\/strong><br \/>\nEn Alsace, championne du bio avec ses 16% de surface viticole en bio, la conversion des 84% restant d\u00e9pendront aussi pour beaucoup de la valorisation et \u00ab\u00a0des choix des coop\u00e9ratives\u00a0\u00bb, analyse Fr\u00e9d\u00e9ric Ducastel, animateur technique sur le bio \u00e0 l\u2019OPABA (agriculture biologique et biodynamique en Alsace).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout \u00e7a, ces professionnels ne croient pas \u00e0 l\u2019effet \u00ab\u00a0pallier\u00a0\u00bb. Pour eux, ce ralentissement des conversions est passager ou en tout cas, anodin \u00e0 long terme. Qu\u2019est-ce qui les rend si confiants ?<\/p>\n<p>Premier \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse : les surfaces cultiv\u00e9es en bio continuent d\u2019augmenter, malgr\u00e9 tout. Ce qui veut dire qu\u2019il n\u2019y a pas de ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab\u00a0d\u00e9conversion\u00a0\u00bb. En 2015, la France totalisait 60.088 hectares de vignes certifi\u00e9es \u00ab\u00a0bio\u00a0\u00bb, soit quatre fois plus qu\u2019en 2008 (14.632 ha).<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;EFFET CASH INVESTIGATION<\/strong><br \/>\nDans les agences r\u00e9gionales, certains \u00e9voquent aussi l\u2019effet \u00ab\u00a0Cash Investigation\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Depuis l\u2019\u00e9mission, on re\u00e7oit beaucoup plus d\u2019appels de vignerons qui veulent des renseignements\u00a0\u00bb, note-t-on en Aquitaine. \u00ab\u00a0Chez nous, il y a plus de 200.000 hectares de vignes proches des \u00e9coles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette \u00ab\u00a0pression du consommateur riverain\u00a0\u00bb s\u2019ajoute \u00e0 une lev\u00e9e des \u00ab\u00a0freins psychologiques ou sociaux\u00a0\u00bb, analyse l\u2019agent de l\u2019OPABA. \u00ab\u00a0Avant, on a avait un bio dans le village, qui passait pour le fou. Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019inverse. Et \u00e7a change tout.\u00a0\u00bb Dans les pays de la Loire, S\u00e9bastien Bonduau du CAB 44 (la structure des agriculteurs bio des Pays de la Loire) note aussi que \u00ab\u00a0beaucoup d\u2019installations se font aujourd\u2019hui en bio directement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pas d\u2019inqui\u00e9tude, donc, pour les professionnels : le bio n\u2019est pas \u00ab\u00a0dans le creux de la vague, mais plut\u00f4t sur le haut du plateau\u00a0\u00bb, r\u00e9sume S\u00e9bastien Bonduau.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\">Julie Reux \/ www.larvf.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le vignoble bio ralentit sa progression en France Depuis le pic de 2011, les surfaces viticoles en conversion vers le bio diminuent en France. Ce qui signifie que les vignes bio continuent de s\u2019\u00e9tendre, mais moins vite qu\u2019avant. 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