{"id":5748,"date":"2016-08-09T11:23:18","date_gmt":"2016-08-09T10:23:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=5748"},"modified":"2016-08-09T11:23:18","modified_gmt":"2016-08-09T10:23:18","slug":"numeriser-le-vin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2016\/08\/09\/numeriser-le-vin\/","title":{"rendered":"Num\u00e9riser le vin"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>Un vent num\u00e9rique souffle sur le vin<\/strong><br \/>\nRobots, drones, applications, progiciels, clouds, s\u00e9curit\u00e9s digitales&#8230;<br \/>\nLes technologies num\u00e9riques envahissent l\u2019univers du vin, de la culture de la vigne \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et au commerce du vin.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Si vous passez en Champagne au moment des prochaines vendanges, ne vous \u00e9tonnez surtout pas de voir de petits \u00eatres m\u00e9caniques, trapus et mont\u00e9s sur roues, r\u00e9colter avec une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome les pr\u00e9cieuses grappes de chardonnay ou de pinot noir. Un inventeur g\u00e9nial, cr\u00e9ateur de la soci\u00e9t\u00e9 bourguignonne Wall-YE, a organis\u00e9 pour quelques domaines champenois cette grande premi\u00e8re : l\u2019emploi d\u2019une petite brigade de robots vendangeurs l\u00e0 o\u00f9 les traditionnelles \u00e9quipes humaines pourraient faire d\u00e9faut.<\/p>\n<p>Christophe Millot, l\u2019inventeur en question, n\u2019est pas un illumin\u00e9. Il commercialise d\u00e9j\u00e0 des engins autonomes sous la marque Wall-YE capables de tailler la vigne. Des robots actifs dans une trentaine de domaines d\u00e9but 2015. Les technologies informatiques et digitales disponibles lui ont permis de r\u00e9aliser cette performance pouvant au premier abord para\u00eetre incongrue dans le milieu du vin apparemment tr\u00e8s conservateur. Mais la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9volue avec une rapidit\u00e9 d\u00e9concertante. Lors du dernier Vinitech (Bordeaux), le \u201cconcours L\u00e9pine du vin\u201d, les professionnels ont \u00e9t\u00e9 intrigu\u00e9s par les bouchons sans tire-bouchon (soci\u00e9t\u00e9 Amorim, Portugal), ou les \u00e9tiquettes odorantes en trois D (Innovaciones para etiquetajes, Espagne). Mais c\u2019est surtout Max, le sommelier virtuel (soci\u00e9t\u00e9 Vinoreco) qui les a bluff\u00e9s. D\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9e par l\u2019enseigne Carrefour, bient\u00f4t chez Leclerc, cette gamme d\u2019applications pour smartphones et tablettes aide \u00e0 choisir une bouteille dans la jungle des rayons ou des foires aux vins en fonction des pr\u00e9f\u00e9rences personnelles du client.<\/p>\n<p>Anecdotique ? Non, une v\u00e9ritable r\u00e9volution digitale est \u00e0 l\u2019oeuvre dans toute la cha\u00eene d\u2019\u00e9laboration du vin. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, le num\u00e9rique irrigue nos vies, il va donc influencer la production du vin comme sa commercialisation ou m\u00eame sa valorisation\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Gilles Brianceau, directeur du regroupement d\u2019entreprises Inno\u2019Vin de Bordeaux, seul du genre \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer des start-up dont les cr\u00e9ations num\u00e9riques vont bouleverser la fili\u00e8re. Apr\u00e8s les r\u00e9volutions \u0153nologiques, techniques, puis technologiques de la fn du XXe si\u00e8cle, le d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle va conna\u00eetre une v\u00e9ritable r\u00e9volution immat\u00e9rielle : clouds, analyses satellites, puces et ondes RFID, \u201capplis\u201d, cartes num\u00e9ris\u00e9es\u2026 il y en a pour tous les go\u00fbts. Les amateurs de vin, qu\u2019ils le veuillent ou non, sont tous concern\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LES VIGNES<\/strong><br \/>\n<strong>Robots et drones, ils travaillent m\u00eame la nuit !<\/strong><br \/>\nTailler la vigne en plein mois de janvier, quel travail ingrat ! Heureusement, un g\u00e9o-trouvetou fran\u00e7ais a invent\u00e9 un robot capable d\u2019effectuer seul cette t\u00e2che : cet engin autonome, trapu, de couleurs blanc et bordeaux, bard\u00e9 de capteurs et de cam\u00e9ras, est m\u00eame capable de travailler de nuit. \u00ab\u00a0J\u2019ai commenc\u00e9 dans l\u2019informatisation des cadastres de vignobles en Alsace, et petit \u00e0 petit mes amis vignerons m\u2019ont demand\u00e9 de concevoir des robots capables de r\u00e9aliser des travaux complexes dans la vigne\u00a0\u00bb, raconte l\u2019ing\u00e9nieur Christophe Millot, un enfant de M\u00e2con devenu l\u2019inventeur des premiers robots vignerons au monde.<\/p>\n<p>Au printemps 2015, sa soci\u00e9t\u00e9, baptis\u00e9e Wall-YE (en hommage au dessin anim\u00e9 de Pixar mettant en sc\u00e8ne un petit robot \u00e0 tout faire), est en pleine effervescence : ses trente premiers engins tailleurs ont \u00e9t\u00e9 vendus (25 000 euros pi\u00e8ce) \u00e0 des vignerons de la France enti\u00e8re, trop heureux de trouver enfin de l\u2019aide.<\/p>\n<p>L\u2019avenir semble rose pour l\u2019entrepreneur. Ses dr\u00f4les de machines (fonctionnant \u00e0 la reconnaissance de formes gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019analyse des pixels des images) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es jusqu\u2019en Oregon et devant des \u00e9missaires de la Commission europ\u00e9enne. Christophe Millot s\u2019est \u00e9galement entendu avec un industriel du Creusot, enthousiasm\u00e9 par le projet, pour produire 100 robots par mois.<\/p>\n<p>Toujours en \u00e9bullition, le cerveau de notre inventeur se consacre d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un nouvel engin, Robocor, capable de s\u00e9curiser un vignoble en faisant, par exemple, fuir les animaux nuisibles \u00e0 l\u2019aide de sons d\u00e9sagr\u00e9ables. Sangliers, c\u2019en est fini de votre impunit\u00e9 !<\/p>\n<p><strong>La tondeuse intelligente<\/strong><br \/>\nImpressionnant, un autre robot baptis\u00e9 Vitirover faisait d\u00e9j\u00e0 sensation en 2013 \u00e0 Vinitech. Cette tondeuse intelligente peut en effet s\u2019immiscer entre les rangs de vigne pour tailler l\u2019herbe avec un haut degr\u00e9 de pr\u00e9cision. <strong>Son inventeur, Xavier David- Beaulieu, lui-m\u00eame vigneron (ch\u00e2teau Coutet, Saint-\u00c9milion)<\/strong>, irrit\u00e9 par les machines g\u00e9antes et hors de prix, voulait un assistant artificiel de taille modeste. D\u00e9velopp\u00e9e sous le patronage d\u2019InnO\u2019Vin, la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de Vitirover est en phase de test avec de nouveaux capteurs ultra-performants. L\u2019avantage ? Il est d\u2019abord \u00e9cologique, termin\u00e9 les d\u00e9sherbants ravageurs.<\/p>\n<p><strong>Sous l\u2019oeil du drone <\/strong><br \/>\nMais le buzz du moment, c\u2019est \u00e9videmment le drone, utilis\u00e9 \u00e0 titre exp\u00e9rimental par plusieurs dizaines de propri\u00e9t\u00e9s en France. Le magnat Bernard Magrez fut l\u2019un des premiers, d\u00e8s l\u2019\u00e9t\u00e9 2013, \u00e0 acqu\u00e9rir son propre engin : 50 000 euros. Baptis\u00e9 finement \u201cVers L\u2019Excellence\u201d, il survole les vignes du ch\u00e2teau Pape-Cl\u00e9ment, \u00e0 Pessac-L\u00e9ognan. V\u00e9ritable outil ou simple strat\u00e9gie de communication ? \u00ab\u00a0La technologie embarqu\u00e9e permet de mesurer utilement le nombre de ceps manquants, la corr\u00e9lation entre la vigueur des feuilles et des raisins, la vivacit\u00e9 de certaines zones par rapport \u00e0 d\u2019autres\u2026\u00a0\u00bb, \u00e9num\u00e8re Henri Borreill, responsable de la soci\u00e9t\u00e9 Exametrics, sous-traitant pour le groupe Magrez. \u00ab\u00a0Cela nous permet aussi d\u2019analyser finement les micro reliefs du vignoble et de mieux comprendre son irrigation, les maladies et la vigueur de la vigne\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Lucas Leclercq, le directeur technique du ch\u00e2teau Lafon-Rochet, \u00e0 Saint- Est\u00e8phe, qui utilise depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 2013 un simple drone achet\u00e9 dans le commerce.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, le drone est \u00e0 la mode, mais attention, il n\u2019est pas la solution \u00e0 tout. La vigne, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus compliqu\u00e9\u00a0\u00bb, relativise Romain Faroux, dirigeant d\u2019Airinov, qui propulse plut\u00f4t ses engins volants au-dessus des cultures extensives de c\u00e9r\u00e9ales. Il teste actuellement une offre \u00e0 destination des viticulteurs, avec des objectifs concrets comme la d\u00e9tection de la sinistre flavescence dor\u00e9e, un mal qui ronge le territoire fran\u00e7ais. Une exp\u00e9rimentation men\u00e9e en collaboration avec la coop\u00e9rative Charente Alliance et dont les premiers r\u00e9sultats seront connus d\u2019ici septembre 2015.<\/p>\n<p><strong>S\u00c9CURIT\u00c9, TRA\u00c7ABILIT\u00c9 ET LUTTE CONTRE LES FAUX<\/strong><br \/>\n<strong>Des puces sur les bouteilles de grands crus<\/strong><br \/>\nTanguy Hoegh-Guldberg, un ancien des fonds d\u2019investissement am\u00e9ricains, n\u2019aurait jamais pens\u00e9 \u00eatre \u00e0 la pointe sur un tel sujet. Seulement il a \u00e9pous\u00e9 une h\u00e9riti\u00e8re bordelaise du quai des Chartrons, puis a lanc\u00e9 en 2013 Qual\u2019ID, une start-up s\u00e9curisant une dizaine de grandes marques de Bordeaux.<\/p>\n<p><strong>Un scell\u00e9 \u00e9lectronique<\/strong><br \/>\nSon id\u00e9e ? Adapter aux grands vins la technologie RFID (Radio Frequency Identification), des ondes radio que l\u2019industrie logistique utilise pour g\u00e9rer ses stocks.<\/p>\n<p>Que ce soit pour une caisse de Lafte ou un tableau de ma\u00eetre, le principe consiste \u00e0 y ins\u00e9rer une puce \u00e9lectronique qui garantit l\u2019inviolabilit\u00e9 du colis. Pour le v\u00e9rifier, il suffit d\u2019utiliser un lecteur (g\u00e9n\u00e9ralement un t\u00e9l\u00e9phone portable) et de valider en un clic l\u2019identit\u00e9 de la bouteille. Un syst\u00e8me complexe mais plus \u00e9labor\u00e9 que tous les syst\u00e8mes de scell\u00e9s physiques existants, comme le code \u00e0 bulles al\u00e9atoires dans le verre de la bouteille, Prooftag. \u00ab\u00a0Les syst\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 immat\u00e9riels sont beaucoup plus difficiles \u00e0 casser qu\u2019un syst\u00e8me traditionnel\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Tanguy Hoegh-Guldberg, comparant son invention \u00e0 un passeport biom\u00e9trique.<\/p>\n<p>Sur le papier, le num\u00e9rique apporte donc une solution tendant enfin vers l\u2019inviolabilit\u00e9 des vins, sujet sensible en raison des prix d\u00e9lirants affich\u00e9s par les grands bordeaux et bourgognes. Qual\u2019ID vend entre 30 et 40 centimes pi\u00e8ce une puce \u00e0 ins\u00e9rer dans un scell\u00e9 reliant bouteille et capsule ou \u00e0 placer sous l\u2019\u00e9tiquette. Quand la puce est sollicit\u00e9e, la bouteille est authentifi\u00e9e via une plateforme num\u00e9rique g\u00e9r\u00e9e par Qual\u2019ID. La start-up propose m\u00eame en bonus une analyse du parcours commercial du vin puisque celui-ci peut \u00eatre trac\u00e9 dans le monde entier gr\u00e2ce \u00e0 ce mouchard embarqu\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des solutions anti-contrefa\u00e7ons, il y en a des dizaines, mais l\u2019avenir r\u00e9side dans l\u2019authentification en ligne\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise le Belge Patrick Eischen, fondateur de Selinko. Cette solution cousine utilisant la radiofr\u00e9quence \u00e0 courte distance (Near feld communication) utilise des clefs d\u2019identification correspondant aux standards d\u2019une carte bancaire, et une puce ins\u00e9r\u00e9e sous la capsule doit \u00eatre activ\u00e9e via ces codes pour authentifier la bouteille. Vendue un peu plus cher entre 50 centimes et un euro par bouteille, elle permet de g\u00e9rer la distribution en ligne avec des certificats \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p><strong>Identifier un vin sans ouvrir les caisses !<\/strong><br \/>\nQR Codes, hologrammes, \u00e9tiquettes \u00e0 bulles al\u00e9atoires, encres invisibles&#8230; la g\u00e9n\u00e9ration de syst\u00e8mes anti-contrefa\u00e7ons serait-elle d\u00e9j\u00e0 ringarde ? Outre Qual\u2019ID et Selinko, une troisi\u00e8me start-up, Wid, a imagin\u00e9, en partenariat avec le groupe Biolog, une technologie par ondes capable d\u2019identifier des lots de pr\u00e9cieuses bouteilles encore en caisses. \u00ab\u00a0Les professionnels pourront authentifier les bouteilles sans ouvrir les caisses\u00a0\u00bb, explique le jeune fondateur Alexandre Mongrenier.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019exploit de ces jeunes pousses r\u00e9side surtout dans leur capacit\u00e9 \u00e0 convaincre les domaines les plus inaccessibles. Selinko a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par Jacques Tienpont et son ch\u00e2teau Le Pin, \u00e0 Pomerol. Qual\u2019ID a convaincu Jean-Fran\u00e7ois Moueix \u00e0 P\u00e9trus, non seulement de prot\u00e9ger les bouteilles du mill\u00e9sime 2015, mais aussi de prendre une participation&#8230; dans son capital !<\/p>\n<p><strong>LE NUM\u00c9RIQUE AU SERVICE DU COMMERCE<\/strong><br \/>\n<strong>Le cyberespace optimise la vente des vins<\/strong><br \/>\nPour Gilles Brianceau, directeur d\u2019Inno\u2019Vin (Bordeaux), premier p\u00f4le de comp\u00e9titivit\u00e9 consacr\u00e9 aux nouvelles technologies du vin en France, l\u2019influence du num\u00e9rique se fait d\u00e9j\u00e0 sentir dans le commerce du vin : \u00ab\u00a0Le big data, on est dedans. Une multitude de donn\u00e9es sont r\u00e9colt\u00e9es, tri\u00e9es et interpr\u00e9t\u00e9es, cela va de la viticulture jusqu\u2019\u00e0 la commercialisation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9duire les co\u00fbts d\u2019achat<\/strong><br \/>\nAlors, le num\u00e9rique bient\u00f4t moteur de la sant\u00e9 financi\u00e8re d\u2019une entreprise ? Oui, si on en croit l\u2019aventure de Vinallia. Cette centrale d\u2019achat de produits vitivinicoles, premi\u00e8re du genre en France, exploite un progiciel capable d\u2019analyser les besoins de centaines de propri\u00e9t\u00e9s et les prix de milliers de r\u00e9f\u00e9rences dont les vignerons ont besoin (produits sanitaires, mat\u00e9riels&#8230;). L\u2019objectif ? Compiler les donn\u00e9es des vignerons adh\u00e9rents gr\u00e2ce \u00e0 une plateforme web collaborative, pour diminuer leurs co\u00fbts en effectuant pour eux des achats group\u00e9s.<\/p>\n<p>Autre exemple probant, le Wine Data System qui propose aux n\u00e9gociants de g\u00e9rer leurs listings de r\u00e9f\u00e9rences afin de les mettre \u00e0 disposition en temps r\u00e9el pour leur client\u00e8le professionnelle. Par exemple, un restaurateur peut ainsi consulter la disponibilit\u00e9 des r\u00e9f\u00e9rences de sa carte des vins sur sa tablette 24 h\/24.<\/p>\n<p><strong>Exit le responsable marketing<\/strong><br \/>\nEt s\u2019il n\u2019est pas certain que les robots remplaceront un jour les vendangeurs, des logiciels ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 prendre la place des responsables marketing. \u00c0 l\u2019instar de celui de Wine Service qui propose une analyse clefs en main de donn\u00e9es commerciales r\u00e9colt\u00e9es sur les principaux circuits de distribution, cavistes et restaurants. Parmi ses clients, cette soci\u00e9t\u00e9 compte d\u00e9j\u00e0 une cinquantaine de grands crus bordelais : Talbot, Yquem, Ang\u00e9lus, Cheval Blanc&#8230; Car son logiciel \u00e9tudie la performance commerciale (prix, visibilit\u00e9\u2026) d\u2019un grand cru dans les villes strat\u00e9giques, Londres, San Francisco, Shanghai&#8230; \u00ab\u00a0Nous sommes aussi capables d\u2019analyser les performances des concurrents de nos clients\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Guillaume Forcade, directeur des op\u00e9rations de Wine Service.<\/p>\n<p>Le commerce des grands vins est bel et bien entr\u00e9 dans le troisi\u00e8me mill\u00e9naire.<\/p>\n<p><strong>LES SMARTPHONES \u00c0 L\u2019HEURE DU VIN<\/strong><br \/>\n<strong>La guerre des \u201capplis\u201d ne fait que commencer<\/strong><br \/>\nApr\u00e8s quatre ann\u00e9es de d\u00e9veloppement, l\u2019application Winewoo est disponible depuis d\u00e9but 2015 sur tous les t\u00e9l\u00e9phones mobiles. La France a donc son premier \u201cd\u00e9tecteur d\u2019\u00e9tiquette\u201d. Un march\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent domin\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 danoise Vivino dont l\u2019application, gr\u00e2ce \u00e0 la technologie Optical character recognition, permet de scanner avec son smartphone n\u2019importe quelle \u00e9tiquette afin d\u2019obtenir des informations sur le vin puis de l\u2019acheter si on a aim\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9rience Winewoo est dif\u00e9rente : c\u2019est nous et non la communaut\u00e9 qui renseignons les vins, nous assurons des informations fables \u00e0 100 %\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Xavier de Castelbajac, le directeur commercial. \u00c0 la base de donn\u00e9es de trois millions d\u2019\u00e9tiquettes de Vivino aliment\u00e9e par les amateurs du monde entier, Winewoo oppose 100 000 fiches de vins fran\u00e7ais parfaitement \u00e0 jour car fournies par les vignerons eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Winewoo esp\u00e8re bient\u00f4t traduire ses donn\u00e9es en anglais et en mandarin. L\u2019application se r\u00e9mun\u00e9rera en proposant aux professionnels un historique payant de la consommation de leurs cuv\u00e9es, voire de la vente en ligne.<\/p>\n<p><strong>Le Shazam du vin<\/strong><br \/>\nUn autre projet concurrent baptis\u00e9 Twill (voir La RVF n\u00b0 590, avril 2015) permet d\u2019acheter instantan\u00e9ment son vin aupr\u00e8s du vigneron, un peu comme l\u2019application Shazam avec la musique.<\/p>\n<p>Dans ce monde digital o\u00f9 rien ne se perd, Audrey Gibelin a cr\u00e9\u00e9 SmartCave, une \u201cappli\u201d de gestion de cave. Ses 55 000 r\u00e9f\u00e9rences, fran\u00e7aises et \u00e9trang\u00e8res, ont \u00e9t\u00e9 index\u00e9es par ses utilisateurs depuis 2012. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, 18 000 amateurs utilisent nos services et un millier de nouveaux arrivants sont recens\u00e9s chaque mois\u00a0\u00bb, explique l\u2019entrepreneuse, d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 mon\u00e9tiser ces informations avec une version professionnelle et payante de \u201cl\u2019appli\u201d, SmartCavePro.<\/p>\n<p>Tous les cr\u00e9ateurs d\u2019applications r\u00eavent aujourd\u2019hui de cr\u00e9er le Facebook du vin, un r\u00e9seau o\u00f9 les amateurs \u00e9changeraient en permanence sur leurs vins pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. C\u2019est la vocation de Vinexplore, ambitieuse \u201cappli\u201d disponible depuis ce printemps et capable d\u2019alerter en permanence les amateurs connect\u00e9s de tous les \u00e9v\u00e9nements, gratuits ou payants, autour du vin. \u00ab\u00a0Nous sommes une arme marketing hyper-puissante pour les interprofessions\u00a0\u00bb, explique son fondateur Vincent Chevrier (lire encadr\u00e9 ci-dessous). Il a d\u00e9j\u00e0 convaincu des centaines de partenaires d\u2019alimenter en direct sa base de donn\u00e9es : d\u00e9gustation, foires aux vins\u2026<\/p>\n<p>Enfin, venue du Roussillon, WineAdvisor propose \u00e0 la communaut\u00e9 de partager ses d\u00e9gustations, de les archiver, et m\u00eame&#8230; d\u2019acheter du vin en un clic, et donc de jouer les e-cavistes. Sans oublier que les \u201capplis\u201d se pr\u00eatent aussi au divertissement&#8230; et La RVF a ainsi lanc\u00e9 le premier quiz international sur le vin.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\">Benoist Simmat \/ www.larvf.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un vent num\u00e9rique souffle sur le vin Robots, drones, applications, progiciels, clouds, s\u00e9curit\u00e9s digitales&#8230; Les technologies num\u00e9riques envahissent l\u2019univers du vin, de la culture de la vigne \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et au commerce du vin.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5753,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34,35],"tags":[],"class_list":["post-5748","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-vignes"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5748","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5748"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5748\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5752,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5748\/revisions\/5752"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5753"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}