{"id":5844,"date":"2016-08-23T15:07:19","date_gmt":"2016-08-23T14:07:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=5844"},"modified":"2016-08-23T15:07:19","modified_gmt":"2016-08-23T14:07:19","slug":"sud-ouest-en-rouge-et-blanc","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2016\/08\/23\/sud-ouest-en-rouge-et-blanc\/","title":{"rendered":"Sud-Ouest en rouge et blanc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>Sud-Ouest : 50 caract\u00e8res tremp\u00e9s de rouge et de blanc<\/strong><br \/>\nRobots, drones, applications, progiciels, clouds, s\u00e9curit\u00e9s digitales&#8230;<br \/>\nLes technologies num\u00e9riques envahissent l\u2019univers du vin, de la culture de la vigne \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et au commerce du vin.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>50 Caract\u00e8res tremp\u00e9s de rouge et de blanc&#8230; Pourquoi cinquante ? Le pari \u00e9tait le suivant : rendre compte de la formidable diversit\u00e9 culturale, culturelle, gustative et humaine du Sud-Ouest viticole, tout en restant concis. D\u2019Iroul\u00e9guy \u00e0 Marcillac, pr\u00e8s de Rodez, de Bergerac \u00e0 Gaillac, nous avons voulu mettre en avant les grands mod\u00e8les qui ont influenc\u00e9 toute une g\u00e9n\u00e9ration (parfois plusieurs) de vignerons, et pressentir les cuv\u00e9es qui seront les classiques de demain.<\/p>\n<p>Chaque vin de ce palmar\u00e8s propose un paradigme original. C\u2019est une collection de temp\u00e9raments qui ne regardent ni vers Bordeaux, ni vers la Bourgogne, ni vers le Nouveau Monde ou quelque autre suppos\u00e9 eldorado du vin de demain. L\u2019idiosyncrasie, c\u2019est la grandeur du Sud-Ouest. Ce n\u2019est ni une question de taille (Plaimont produit 40 millions de bouteilles par an sur plus de 5.000 hectares ; le Clos Joliette et Les Pentes de Bar\u00e8ne exploitent moins de deux hectares en vignes), ni une question de prix (la moiti\u00e9 des vins retenus dans notre s\u00e9lection ne d\u00e9passent pas le seuil des 15 euros).<\/p>\n<p>Quelle place pour le Sud-Ouest du vin, dans un march\u00e9 globalis\u00e9 qui a fragilis\u00e9 les logiques de commercialisation r\u00e9gionales ? Les appellations sont petites, dispers\u00e9es ; elles se regroupent en diff\u00e9rents p\u00f4les : les bassins de l\u2019Adour, de la Garonne et de la Dordogne, le \u201cHaut-Pays\u201d du Lot, du Tarn et de l\u2019Aveyron. La g\u00e9ographie, mais aussi l\u2019histoire et ses d\u00e9coupages administratifs, ont model\u00e9 ces entit\u00e9s parfois \u00e9loign\u00e9es de plusieurs centaines de kilom\u00e8tres. Le regroupement des r\u00e9gions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es changera-t-il la donne, en termes de politique de production\u00a0et de communication, pour les appellations de cette derni\u00e8re ? Si le Languedoc viticole est en perp\u00e9tuelle \u00e9bullition, les contours de ses appellations se redessinant \u00e0 un rythme soutenu (voir La RVF n\u00b0 588), les vignobles du Sud-Ouest apparaissent plus stables. Le seul \u00e9v\u00e9nement majeur de ces derni\u00e8res ann\u00e9es aura \u00e9t\u00e9 la \u201cfourn\u00e9e\u201d de huit anciens VDQS promus AOC en 2011.<\/p>\n<p><strong>FER SERVADOU ET ABOURIOU<\/strong><br \/>\nAu niveau collectif, les appellations semblent avoir r\u00e9alis\u00e9 que le salut viendra de l\u2019affirmation de l\u2019originalit\u00e9, de la sp\u00e9cificit\u00e9 de chaque vignoble. Les c\u00e9pages autochtones sont syst\u00e9matiquement mis en avant, exhum\u00e9s des archives s\u2019il le faut&#8230; Le malbec \u00e0 Cahors, le tannat \u00e0 Madiran ont montr\u00e9 la voie. La n\u00e9grette \u00e0 Fronton, le fer servadou \u00e0 Marcillac, l\u2019abouriou dans le Marmandais ont suivi. D\u2019autres arrivent, comme le canaril en Ari\u00e8ge, ou le manseng noir dans les vignobles de l\u2019Adour. Et nous ne parlons que des c\u00e9pages rouges ! Juran\u00e7on et ses mansengs, Gaillac et ses mauzacs, loin de l\u2019\u0153il et autres ondenc brillent d\u2019une originalit\u00e9 peut-\u00eatre encore plus flamboyante.<\/p>\n<p>Cette prise de conscience de la valeur du patrimoine amp\u00e9lographique (les c\u00e9pages dits \u201cmodestes\u201d, chers \u00e0 Robert Plageoles) s\u2019accompagne, et c\u2019est heureux, de mod\u00e8les de production r\u00e9nov\u00e9s, repens\u00e9s, tourn\u00e9s vers une v\u00e9ritable recherche de qualit\u00e9. Les meilleurs domaines portent une attention de plus en plus grande \u00e0 la vie des sols et aux probl\u00e9matiques du v\u00e9g\u00e9tal. Ils font r\u00e9fl\u00e9chir l\u2019ensemble de leurs coll\u00e8gues, montrant les limites de certaines modes et techniques de vinification qui gomment l\u2019identit\u00e9 du raisin : sir\u00e8nes du vin ros\u00e9, thermovinification, recherche des ar\u00f4mes thiol\u00e9s dans les blancs quel que soit le c\u00e9page, aromatisation aux morceaux de ch\u00eane, levurage syst\u00e9matique, soit \u00e0 notre sens autant de pratiques difficilement compatibles avec un discours collectif vantant la \u201ctypicit\u00e9\u201d ou le \u201cterroir\u201d&#8230;<\/p>\n<p><strong>UNE NOUVELLE GOURMANDISE<\/strong><br \/>\nQuelles sont les tendances dans le verre ? Pour les rouges, qui dominent en termes de volume et d\u2019image, la situation appara\u00eet contrast\u00e9e : on est frapp\u00e9 par la richesse et la diversit\u00e9 grandissante des propositions. Une nouvelle gourmandise appara\u00eet, s\u2019\u00e9loignant de l\u2019image de vins\u00a0aust\u00e8res, structur\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la rugosit\u00e9. C\u2019est frappant \u00e0 Cahors ou \u00e0 Bergerac. Qu\u2019on se rassure, il existe encore des grands vins de garde, plus m\u00fbrs et fruit\u00e9s que nagu\u00e8re, mais toujours capables d\u2019\u00e9voluer sur vingt ans et plus (les madirans d\u2019Alain Brumont, les cahors du Clos de Gamot ou de Jean-Luc Bald\u00e8s&#8230;). Dans cette veine du vin de garde, de nouveaux classiques sont m\u00eame apparus, tel le Clos Baquey d\u2019Elian Da Ros.<\/p>\n<p>Notre s\u00e9lection de blancs secs se concentre sur des vins capables de donner un plaisir imm\u00e9diat, des vins ayant en commun une franche vivacit\u00e9 fondue dans une mati\u00e8re g\u00e9n\u00e9reuse, ouverte, expressive. En dehors des mauzacs \u00e9lev\u00e9s sous voile, magnifique sp\u00e9cialit\u00e9 gaillacoise, les blancs pyr\u00e9n\u00e9ens de Juran\u00e7on et d\u2019Iroul\u00e9guy paraissent les mieux arm\u00e9s pour affronter une garde de quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>D\u00c9GUSTATION : DES LIQUOREUX HORS CLASSE<\/strong><br \/>\nLe lecteur constatera que les notes les plus hautes vont aux vins liquoreux. Pourquoi ? Parce que ces cuv\u00e9es touchent \u00e0 l\u2019exceptionnel, au sens litt\u00e9ral de ce terme galvaud\u00e9, quand les vignerons ont les moyens et l\u2019envie de se livrer \u00e0 ce corps-\u00e0-corps avec\u00a0l\u2019arri\u00e8re-saison, lors de vendanges repouss\u00e9es parfois jusqu\u2019en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la d\u00e9saffection qui p\u00e9nalise aujourd\u2019hui les vins sucr\u00e9s, ces derniers poss\u00e8dent une dimension de t\u00e9moignage suppl\u00e9mentaire, \u00e0 la fois de l\u2019implication vigneronne et du caract\u00e8re du mill\u00e9sime. L\u2019\u00e9quilibre a\u00e9rien d\u2019un petit manseng passerill\u00e9, entre truffe, \u00e9pices, exotisme du fruit et fra\u00eecheur \u00e9blouissante, la suavit\u00e9 subtilement v\u00e9g\u00e9tale, safran\u00e9e, d\u2019un grand gaillac confit par le vent d\u2019Autan : ces go\u00fbts sont irrempla\u00e7ables. Il ne faut pas, comme \u00e7a s\u2019est pass\u00e9 ailleurs (nos regards se tournent vers l\u2019Anjou), que ces vins disparaissent !<\/p>\n<p>Cette s\u00e9lection op\u00e9r\u00e9e par Pierre Citerne est nourrie par trois ann\u00e9es de fr\u00e9quentation des vins du Sud-Ouest, notamment lors de d\u00e9gustations syndicales, de visites de domaines, de d\u00e9gustations pour La RVF et nos guides vert et rouge.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\"> www.larvf.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sud-Ouest : 50 caract\u00e8res tremp\u00e9s de rouge et de blanc Robots, drones, applications, progiciels, clouds, s\u00e9curit\u00e9s digitales&#8230; Les technologies num\u00e9riques envahissent l\u2019univers du vin, de la culture de la vigne \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et au commerce du vin.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5846,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-5844","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5844","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5844"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5844\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5845,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5844\/revisions\/5845"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5846"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5844"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5844"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5844"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}