{"id":6734,"date":"2017-03-09T10:28:18","date_gmt":"2017-03-09T09:28:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/?p=6734"},"modified":"2017-03-09T10:28:18","modified_gmt":"2017-03-09T09:28:18","slug":"gironde-rive-droite","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/2017\/03\/09\/gironde-rive-droite\/","title":{"rendered":"Gironde rive droite"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong> Les dessous des argilo-calcaires de Blaye<\/strong><br \/>\nDans ce vignoble bordelais de la rive droite de la Gironde essentiellement d\u00e9di\u00e9 au merlot, les assemblages se diversifient et les exigences de qualit\u00e9 se font plus strictes.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><br \/>\nLe paysage de collines de la rive droite de la Gironde contraste avec les douces courbes de la rive gauche m\u00e9docaine. Ici, le calcaire constitue le long du fleuve une s\u00e9rie de plateaux allant de 30 m d\u2019altitude sur les buttes de la fa\u00e7ade de l\u2019estuaire jusqu\u2019\u00e0 90 m plus \u00e0 l\u2019est.<\/p>\n<p>Le Blayais a connu une histoire g\u00e9ologique tourment\u00e9e, il en r\u00e9sulte un paysage vari\u00e9 et un vignoble morcel\u00e9 qui \u00e9pouse les meilleurs versants, d\u00f4mes et plateaux, entre bois, prairies et marais. Dans le cadre de l\u2019\u00e9tude de terroir r\u00e9alis\u00e9e par le g\u00e9ologue Pierre Becheler pour le syndicat des vins de Blaye, le scientifique a distingu\u00e9 six unit\u00e9s <strong>g\u00e9omorphologiques<\/strong>.<\/p>\n<p>Dans les collines basses du Pays de Saint-Ciers, la vigne est plant\u00e9e sur des collines sablo-graveleuses et argileuses bien drain\u00e9es. \u00ab\u00a0Sur ces sols sablo-graveleux qui permettent une bonne alimentation hydrique des vignes, les vins blancs se distinguent par leur qualit\u00e9 et leur tension\u00a0\u00bb, estime le sp\u00e9cialiste des terroirs viticoles. Les collines argilo-calcaires de Blaye, bien drain\u00e9es et tr\u00e8s plant\u00e9es, correspondent \u00e0 des buttes de calcaire et d\u2019argiles lacustres (calcaires de Plassac) et \u00e0 des argiles lagunaires \u00e0 ostrea.<\/p>\n<p><strong>SOIS PLUS OU MOINS DRAIN\u00c9S<\/strong><br \/>\nDans les hauts reliefs r\u00e9siduels, les buttes de d\u00e9p\u00f4ts <strong>marno-calcaires, sablo-graveleux et sablo-argileux<\/strong> sont coiff\u00e9es de <strong>niveaux calcaires et graveleux<\/strong>. Les vignes occupent les zones hautes et les versants bien drain\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans les Landes de Haute Gironde, les sols sont sableux. Le drainage naturel est limit\u00e9 et la for\u00eat \u00e9tendue. Les quelques vignobles se trouvent sur les croupes. Le C\u00f4ne fluviatile \u00e9vid\u00e9 du Bassin du Moron correspond \u00e0 une d\u00e9pression marqu\u00e9e par des buttes sablo-graveleuses. Cette zone est g\u00e9n\u00e9ralement assez mal drain\u00e9e. Seuls les sols bruns et les sols carbonat\u00e9s sont plant\u00e9s en vigne. Les terres basses de la Gironde correspondent au marais, en bordure de l\u2019estuaire.<\/p>\n<p>Le vignoble de Monconseil Gazin compte trois entit\u00e9s distinctes en termes de sol, de topographie et d\u2019exposition. \u00ab\u00a0Le terroir de Plassac, particuli\u00e8rement vallonn\u00e9, pr\u00e9sente des pentes marqu\u00e9es et bien drain\u00e9es qui conviennent bien au malbec. Il repr\u00e9sente d\u2019ailleurs 10 \u00e0 15 % de l\u2019enc\u00e9pagement dans la zone de Cars et Plassac, contre 5 % \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019appellation\u00a0\u00bb, raconte Jean-Michel Baudet (ch\u00e2teau Monconseil Gazin, Plassac). \u00ab\u00a0Les sols sablo-graveleux et argilo-calcaires de Plassac sont toujours bien drain\u00e9s sur les points hauts. La disponibilit\u00e9 en eau y est souvent faible et cela pla\u00eet au malbec qui, sous climat bordelais, n\u00e9cessite une telle contrainte pour donner de bons r\u00e9sultats\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Pierre Becheler.<\/p>\n<p><strong>PATRIMOINE V\u00c9G\u00c9TAL<\/strong><br \/>\nQuand Corinne Chevrier-Loriaud (ch\u00e2teau Bel-Air La Roy\u00e8re, Cars) d\u00e9crit ses parcelles, elle parle de sols bien s\u00fbr, mais aussi de mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal. \u00ab\u00a0Ces 4 ha de malbec et de merlot du Coudeau, situ\u00e9s sur le d\u00e9but du plateau calcaire de Cars, donnent un tr\u00e8s beau vin. C\u2019est l\u00e0 que se trouvent les vieilles vignes de 70 ans (malbec, merlot) que nous avons choisi de complanter\u00a0\u00bb, raconte-t-elle. Si cette zone donne des r\u00e9sultats r\u00e9guliers d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, les parcelles du lieu-dit Chartre donnent des vins dont la qualit\u00e9 d\u00e9pend davantage du mill\u00e9sime. \u00ab\u00a0Il s\u2019agit de 2 ha de malbec et merlot expos\u00e9s au nord, sur des sols tr\u00e8s calcaires. Les ann\u00e9es s\u00e8ches, le r\u00e9sultat est excellent, mais les ann\u00e9es humides, la maturation n\u2019aboutit pas vraiment\u2026\u00a0\u00bb, poursuit la vigneronne.<\/p>\n<p>Le malbec est plus exigeant que le merlot, mais il apporte de la complexit\u00e9 aux assemblages. C\u2019est pourquoi sa surface augmente ces derni\u00e8res ann\u00e9es pour atteindre pr\u00e8s de 10 %.<\/p>\n<p>Le malbec du ch\u00e2teau Labrousse se trouve sur le coteau sud de Peyrissoles qui domine la Gironde. \u00ab En haut du coteau, les vignes donnent un vin min\u00e9ral et tendu. En bas, les terres sont plus riches et le vin est plus charnu \u00bb, explique Jacques Chardat, qui s\u2019occupe de plus de 100 ha de vignes au sein de l\u2019appellation (ch\u00e2teaux Labrousse et Lacaussade Saint-Martin \u00e0 Saint-Martin-Lacaussade, ch\u00e2teau Mayne Guyon \u00e0 Cars et ch\u00e2teau Terre Blanque \u00e0 Saint-Gen\u00e8s-de-Blaye).<\/p>\n<p>\u00c0 Saint-Paul, c\u2019est dans son vin \u00e0 l\u2019Enfer que Pascal Montaut (ch\u00e2teau Les Jonqueyres) met le malbec \u00e0 l\u2019honneur. Un assemblage mi-malbec mi-merlot issu de vignes de 1947. \u00ab\u00a0Le malbec m\u2019apporte la violette, les \u00e9pices, une belle couleur, r\u00e9sume le vigneron. Sur la butte de Saint-Paul, aux terres argilo-sableuses sur calcaire, les vins sont assez l\u00e9gers et fruit\u00e9s. \u00c0 Saint-Martin-Lacaussade, sur des terres plus argileuses, les vignes sont plus pr\u00e9coces, les vins plus puissants et riches.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>DIFFICILE CABERNET-SAUVIGNON<\/strong><br \/>\nPlus \u00e0 l\u2019est dans l\u2019appellation, les c\u00e9pages blancs sont davantage plant\u00e9s. Ainsi, le vignoble des Graves d\u2019Ardonneau (Saint-Mariens) compte 15 ha de c\u00e9pages blancs sur 60 ha de vignes. \u00ab La zone de Saint-Mariens convient bien aux blancs car les sols sablo-graveleux sur sous-sol marno-calcaire, m\u00eame s\u2019ils n\u2019ont qu\u2019une assez faible capacit\u00e9 de stockage en eau, rendent cette eau facilement disponible pour la vigne, pr\u00e9cise Pierre Becheler. L\u2019alimentation est r\u00e9guli\u00e8re. Mais si les c\u00e9pages blancs y trouvent bien leur place, les c\u00e9pages noirs peuvent p\u00e2tir d\u2019un exc\u00e8s d\u2019eau certaines ann\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il est donc primordial d\u2019analyser les variations de sol et les pentes pour positionner les c\u00e9pages noirs. \u00ab\u00a0Le meilleur vin rouge du domaine vient de cette parcelle Le Pied de Ch\u00eane, souligne Laurent Rey <strong>(domaine des Graves d\u2019Ardonneau)<\/strong>. Il s\u2019agit d\u2019une parcelle de merlot situ\u00e9e sur une croupe de graves expos\u00e9e au sud-ouest, \u00e0 98 m d\u2019altitude. La pente permet un bon drainage et le sous-sol argilo-graveleux une bonne alimentation hydrique des vignes. Les rendements sont naturellement \u00e9quilibr\u00e9s. La zone de mi-coteau est plus sableuse, les merlots y donnent des r\u00e9sultats qui me plaisent moins.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Parmi les c\u00e9pages noirs, le cabernet-sauvignon est sans doute le plus difficile \u00e0 positionner. \u00ab\u00a0Ce c\u00e9page s\u2019adapte bien aux sols graveleux, peu \u00e9pais, \u00e0 r\u00e9chauffement pr\u00e9coce comme ceux du canton de Saint-Savin. Dans ces sols \u00e0 r\u00e9serve hydrique faible mais assez bien r\u00e9gul\u00e9e, il peut atteindre une maturit\u00e9 aboutie. Les arrachages de ces derni\u00e8res ann\u00e9es permettent de relocaliser le cabernet-sauvignon mal plant\u00e9 dans les ann\u00e9es 1980\u00a0\u00bb, explique Alice Riffard, responsable technique du Syndicat des vins de Blaye.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019optimisation du couple terroir\/c\u00e9page, une autre transformation est en cours : l\u2019augmentation de la densit\u00e9 de plantation pour allier rendement coh\u00e9rent et qualit\u00e9. Une densit\u00e9 traditionnellement basse comme dans toutes les zones de polyculture. Autant de travaux qui n\u2019ont qu\u2019un seul but : mettre en avant le potentiel du terroir de Blaye au travers de vins toujours plus r\u00e9ussis.<\/p>\n<p><strong><em>TOUT SUR LES APPELLATIONS DE BLAYE<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>LES PROFILS<\/strong><br \/>\n<strong>1938 :<\/strong> AOC Premi\u00e8res C\u00f4tes de Blaye Rouge, Premi\u00e8res C\u00f4tes de Blaye Blanc et Blaye Rouge.<br \/>\n<strong>2008 :<\/strong> les Premi\u00e8res C\u00f4tes de Blaye deviennent Blaye C\u00f4tes de Bordeaux.<br \/>\n<strong><br \/>\nL\u2019appellation regroupe trois cantons :<\/strong> Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.<br \/>\n<strong>Surface :<\/strong> 6 500 hectares.<br \/>\n<strong>Densit\u00e9 de plantation minimum :<\/strong> 4 500 pieds\/ha (6 000 pour l\u2019AOC Blaye).<br \/>\n<strong>Rendements maximum : <\/strong>52 \u00e0 65 hl\/ha pour les vins rouges (48 \u00e0 60 pour l\u2019AOC Blaye), 62 \u00e0 72 pour les blancs.<\/p>\n<p><strong>LES SOLS<\/strong><br \/>\nBlaye pr\u00e9sente une tr\u00e8s forte complexit\u00e9 g\u00e9ologique \u00e0 l\u2019origine de plus de cinquante unit\u00e9s de sols. On distingue trois grands p\u00f4les g\u00e9op\u00e9dologiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Au nord :<\/strong> les terrains fluviatiles des collines basses de la r\u00e9gion de Saint-Ciers, constitu\u00e9s de sables, de graviers et d\u2019argiles<\/li>\n<li><strong>\u00c0 l\u2019ouest :<\/strong> les collines calcaires de Blaye, des calcaires, des marnes, des argiles, parfois couronn\u00e9es de graviers comme \u00e0 Plassac et Berson<\/li>\n<li><strong>\u00c0 l\u2019est :<\/strong> l\u2019axe haut de Saint-Savin \u00e0 Cavignac avec des calcaires et argiles, surmont\u00e9s de graviers, cern\u00e9s par des formations colluviales, sableuses, plus ou moins lessiv\u00e9es et souvent hydromorphes.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>LES C\u00c9PAGES DE LA R\u00c9GION<\/strong><br \/>\nLe merlot domine avec 70 % des c\u00e9pages noirs, suivi du cabernet-sauvignon (20 %), du malbec et de fa\u00e7on plus anecdotique du cabernet franc et du petit verdot. En blanc, on trouve 90 % de sauvignon, avec du s\u00e9millon, du sauvignon gris et de la muscadelle. Colombard et ugni blanc, autrefois majoritaires, sont en voie de disparition. La tendance actuelle laisse davantage de place au malbec, au petit verdot et au cabernet franc. D\u2019autres c\u00e9pages, comme le castet, sont en test.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Sources : <a href=\"http:\/\/www.larvf.com\">  Sophie de Salettes \/ www.larvf.com <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les dessous des argilo-calcaires de Blaye Dans ce vignoble bordelais de la rive droite de la Gironde essentiellement d\u00e9di\u00e9 au merlot, les assemblages se diversifient et les exigences de qualit\u00e9 se font plus strictes.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6738,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[],"class_list":["post-6734","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-vignes"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6734","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6734"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6734\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6737,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6734\/revisions\/6737"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6738"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6734"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6734"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.stve.fr\/Actu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6734"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}